Depuis quelques années, les voitures hybrides fleurissent dans les gammes des grands constructeurs.  Associant énergies électrique et thermique, elles présentent l’avantage de moins polluer tout en demeurant polyvalentes. Mais toutes ne sont pas logées à la même enseigne : entre une hybride classique , une hybride « légère » et une hybride rechargeable, il existe de vraies différences, aussi bien en matière de prestations que de prix d’achat.

L’hybride classique : la plus répandue

Introduite sur le marché il y a une vingtaine d’années, la motorisation dite « hybride classique » a depuis connu un joli succès. Le moteur électrique est alimenté par des batteries de faible capacité, qui se rechargent seules, lors des phases de freinage ou de décélération. Dans les faits, il seconde le bloc thermique la plupart du temps, mais peut aussi le supplanter à faible vitesse et sur une distance d’environ 2 ou 3 km. Un peu plus chères que les voitures thermiques, les hybrides classiques s’avèrent surtout intéressantes en milieu urbain.

L’hybride rechargeable : la plus aboutie

Contrairement aux voitures hybrides classiques, les hybrides rechargeables sont conçues pour parcourir des distances relativement longues en mode tout électrique, à des vitesses élevées si nécessaire. En général, il faut tabler sur une cinquantaine de kilomètres, voire plus sur certains modèles haut de gamme. D’une puissance confortable, la motorisation électrique fonctionne donc avec des batteries plus grosses, que l’on recharge sur le réseau électrique (d’où le nom d’ « hybride rechargeable », ou son équivalent anglais « PHEV », pour Plug-in Hybrid Electric Vehicle). En plus d’assurer lui-même la propulsion du véhicule dans certaines situations, le bloc électrique peut également fonctionner de concert avec le moteur thermique, avec souvent à la clef de belles performances. La voiture hybride rechargeable s’avère donc plus aboutie, mais elle coûte aussi beaucoup plus chère qu’une hybride classique.

L’hybride léger : la plus minimaliste

Également connue sous le nom de « mild hybrid », ou d’hybride 48 volts, la technologie de l’hybride léger présente les avantages de ses inconvénients : très basique, elle ne grève pas trop le prix d’achat, mais ses apports sont limités. Les voitures qui en bénéficient sont équipées d’un alterno-démarreur électrique chargé de soulager le moteur à combustion, principalement lors des phases d’accélération. Pour quels résultats ? Des consommations en baisse de 10 à 15 % et quelques grammes de C02 en moins. Les constructeurs adoptent cette solution de plus en plus fréquemment, afin de se conformer aux nouvelles normes environnementales sans que cela n’alourdisse notablement la facture présentée au client. Le surcoût que représente cette technologie est en effet limité.