Face à la pandémie qui sévit, le Salon de Genève a été annulé cette année pour éviter un rassemblement massif de personnes dans les allées de Palexpo, où se tient habituellement celui qui est aujourd'hui l'un des plus grands salons de l'automobile en Europe. Les marques ayant tout de même prévu des présentations de nouveautés, il a fallu s'adapter.

Un Genève virtuel pour compenser et satisfaite le public

Bien que le confinement n'avait pas encore été prononcé lorsque le Salon de Genève aurait dû se tenir, et surtout ses journées presse qui étaient prévues la première semaine du mois de mars, les organisateurs et les constructeurs se sont rapidement mis d'accord pour proposer une alternative aux passionnés d'automobile qui étaient désireux de se rendre à Genève pour voir les nouveautés et revoir des modèles mythiques. Pendant deux jours, les constructeurs ont tenu des conférences de presse, certes destinées aux médias avant tout, mais accessibles également aux internautes voulant se renseigner sur ce que les marques avaient à proposer et à présenter.

Les avantages et inconvénients

Bien évidemment, les passionnés n'ont pu voir que les présentations, souvent au travers de vidéos rapides, et n'ont pas pu admirer comme ils l'auraient souhaité les modèles exposés sur chaque stand, comme on peut le faire habituellement dans ce type d'événements. Et pour les constructeurs, qui utilisent souvent l'exposition de leurs modèles pour en tirer des ventes, c'était également une solution qui n'était pas entièrement satisfaisante puisqu'il leur a été impossible de prendre des commandes durant cette période, qui a de plus précédé celle de fermeture des concessions et des showrooms.

Une solution d'avenir ?

Bien évidemment, rien ne remplace les salons automobile dans leur forme actuelle, qui sont une superbe vitrine pour les professionnels et un lieu de rêve pour les clients et passionnés, qui peuvent voir face à eux les modèles qu'ils convoitent et ceux qu'ils admirent. Mais ces salons ont aussi un coût pour les constructeurs, qui sélectionnent aujourd'hui ceux dans lesquels ils exposent, alors que l'offre est pléthorique et que chacun de ces événements représente un investissement non négligeable. Comme certains musées virtuels, l'idée pourrait être de faire des stands virtuels pour proposer des visualisations en 3D ou en réalité augmentée des voitures, tout en évitant les coûts exorbitants des salons. Sans en faire une solution unique, cela pourrait être un complément parfait aux grands salons.